Aller au contenu principal

CARTE BLANCHE À MOSFILM

« De tous les arts, le cinéma est pour nous le plus important » dixit Lenine. Et dès le 27 août 1919, on procède à la nationalisation. Le nouveau régime prend la succession d’une industrie florissante jusqu’en 1917 et très novatrice. De nombreux talents émigrent, faisant ainsi la diversité du cinéma européen (l’exemple de la société de production « Albatros » en France) ; mais certains restent qui, rejoints par une jeunesse enthousiaste (les Eisenstein, Poudovkine, Barnet, Donskoï et autres Kozintsev) font le grand cinéma soviétique. Pour cela, on fusionne d’anciennes fabriques dispersées dans la capitale et on dote les nouvelles républiques de studios. Mais face à Hollywood, Babelsberg à Berlin et bientôt Cinecittà à Rome, l’URSS a besoin d’une machine à images pour soutenir le prestige national et rayonner dans le monde. Le pouvoir décide donc de bâtir un lieu unique, efficace et moderne, regroupant toutes les branches de la production filmique, muette puis parlante. Les travaux commencent en 1927 dans un faubourg de la capitale et finissent par occuper près de 40 hectares. Baptisés officiellement « Mosfilm » le 4 janvier 1936, ces Studios, dont l’emblème est la statue monumentale de Vera Moukhina « L’ouvrier et la kolkhozienne » (1937), sont indissociables de l’histoire du cinéma soviétique et russe. Et « Mosfilm » a surmonté les remous de la Pérestroïka et de la fin d’un système économique en gardant son dynamisme.

 

 

 

Mardi 6 juillet 2021 - 19:00 Cinéma LE BALZAC